S.O.Châtellerault 0 / Beauvais 2
D'entrée de jeu, dans des conditions très délicates, un premier avertissement était donné aux coéquipiers de Champaux au détour d’une énorme faute de défense qui offrait à Akouzar un face à face avec Colard bien inspiré (2e). Dans la foulée, Régnier obtenait un coup franc excentré que Tréguer donnait en retrait pour Marchand (4e). La frappe du revenant était repoussée par le gardien sur la tête de Moukila qui rabattait illico pour Lépicier sur la ligne de but adverse. Surpris par la balle mouillée, le Châtelleraudais s’agitait dans le vide. Beauvais s’en tirait à bon compte et dans l’aspiration de cet acte manqué, pouvait remercier le ciel. Car la frappe de trente mètres de Paul aurait sans doute mérité meilleur sort que de se fracasser la barre transversale (9e). On se demande même si la tête de Régnier à la réception d’un centre de Chauveau (13e) ne demandait pas mieux que d’échouer dans les bras de Lovergne ? Allez savoir. C’eût pourtant été une bonne idée car la demi heure suivante ne livrait rien de bon sinon des intentions louables malgré une aire de jeu qui ne cessait de se détériorer.
La deuxième période reprenait sans Paul, victime d’une entorse juste avant la pause et contraint de laisser sa place à Devin. La donne allait-elle en être modifiée sans l’abattage du valeureux milieu de terrain ? Le premier quart d’heure de cet acte 2 ne ressemblait en tout cas en rien aux quinze minutes initiales de la première période. Il était toutefois difficile d’adresser des reproches aux acteurs dans la conduite du jeu puisque les conditions se prêtaient plus à la destruction qu’aux systèmes élaborés. Pour être tout à fait honnête, on frôlait parfois l’ennui au point de se remémorer les ternes soirées de Cherbourg ou Martigues. Et puis vint cette 78e minute quand Coplo récupérait un ballon dans la moitié de terrain du SOC. Une ouverture en profondeur pour Akouzar, le tour était joué. Beauvais menait contre le cours du jeu, certes, mais l’avantage était réel. Les choses se compliquaient pour le SOC qui se lançait à l’assaut des buts adverses mais de manière beaucoup trop désordonnée. Et comme cela se produit souvent en football, un contre rondement mené par Beauvais dans les arrêts de jeu trouvait preneur. A la conclusion du mouvement sans génie, Bétremieux imposait la génuflexion à Colard et aux siens qui s’étaient fait piéger sur leur propre terrain. Une nouvelle fois, le réalisme avait pris le pas sur l’intention.
Désormais, il faut absolument faire un résultat à Laval, sinon la trève seras difficile pour les esprits et surtout on ne veut pas revivre une fin de saison comme la précédente.
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@+ Petit Jo



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